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un vrai travail
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16 Mar 2012 10:37 #13345
par mamiedeschats
Réponse de mamiedeschats sur le sujet Re:un vrai travail
Le manque de confiance en soi semble être extrêmement répandu dans la société actuelle. C'est peut-être dû précisément à l'évolution de cette société. Je me souviens de mon grand-père, un homme tendre et modeste, qui était très apprécié pour ses qualités professionnelles. Il ne doutait pas de lui, il n'était pas vaniteux non plus. C'était la juste reconnaissance d'une réalité.
Et je vois, aujourd'hui, des gens pleins de compétences, qu'ils laissent en friche car ils n'y croient pas, sont incapables de les reconnaître et se disent constamment "nuls". C'est très douloureux quand il s'agit d'un proche. Qu'ai-je raté ? Où mon exemple a-t-il été défectueux ? Eh bien, tout simplement, il est difficile de transmettre ce qu'on n'a pas reçu. Et si on ne m'a jamais dit que j'étais nulle, j'ai entendu souvent "tu n'y arriveras pas, c'est trop difficile". Effectivement, je n'y suis pas arrivée. Le regard posé sur soi par ceux qu'on aime est déterminant. Mais il arrive aussi que l'amour d'une mère ne puisse compenser la défection d'un père, la bienveillance absente.
Je ne suis pas sûre que ces problèmes existaient pour les générations précédentes. Si on voulait une bonne situation, on exploitait ses possibilités, et - toutes proportions gardées eu égard aux capacités financières de la famille - on finissait par arriver à quelque chose dont on pouvait être fier. Je crois que c'est ça, en fait, notre monde a perdu la fierté du travail bien fait. D'ailleurs, le monde ouvrier, qui portait haut cette fierté, a pratiquement disparu en tant que tranche de population. Il faut désormais faire tout très vite et au moindre coût; la valeur travail, qui faisait la richesse d'une grande partie de la population, est partie aux oubliettes. Il n'y a plus que le bénéfice des actionnaires. Tout un programme !
Je suis persuadée que tout cela se tient car quelle valeur une personne peut-elle se reconnaître quand on monte en épingle le vide sidéral, l'ignorance crasse des pauvres gosses rebaptisés "stars" dans la téléréalité. Cela ressemble furieusement à l'échec d'un monde.
Et je vois, aujourd'hui, des gens pleins de compétences, qu'ils laissent en friche car ils n'y croient pas, sont incapables de les reconnaître et se disent constamment "nuls". C'est très douloureux quand il s'agit d'un proche. Qu'ai-je raté ? Où mon exemple a-t-il été défectueux ? Eh bien, tout simplement, il est difficile de transmettre ce qu'on n'a pas reçu. Et si on ne m'a jamais dit que j'étais nulle, j'ai entendu souvent "tu n'y arriveras pas, c'est trop difficile". Effectivement, je n'y suis pas arrivée. Le regard posé sur soi par ceux qu'on aime est déterminant. Mais il arrive aussi que l'amour d'une mère ne puisse compenser la défection d'un père, la bienveillance absente.
Je ne suis pas sûre que ces problèmes existaient pour les générations précédentes. Si on voulait une bonne situation, on exploitait ses possibilités, et - toutes proportions gardées eu égard aux capacités financières de la famille - on finissait par arriver à quelque chose dont on pouvait être fier. Je crois que c'est ça, en fait, notre monde a perdu la fierté du travail bien fait. D'ailleurs, le monde ouvrier, qui portait haut cette fierté, a pratiquement disparu en tant que tranche de population. Il faut désormais faire tout très vite et au moindre coût; la valeur travail, qui faisait la richesse d'une grande partie de la population, est partie aux oubliettes. Il n'y a plus que le bénéfice des actionnaires. Tout un programme !
Je suis persuadée que tout cela se tient car quelle valeur une personne peut-elle se reconnaître quand on monte en épingle le vide sidéral, l'ignorance crasse des pauvres gosses rebaptisés "stars" dans la téléréalité. Cela ressemble furieusement à l'échec d'un monde.
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