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Le décès d’un animal : une initiation

La mort d’un animal aimé cache une initiation. Le deuil cache des cadeaux qu’il est bon d’accueillir pleinement.

Sachez reconnaître la perfection dans la mort de votre compagnon aimé. Cette mort (et renaissance) fait partie du grand plan divin. Votre animal ne peut être mieux que là où il va.
Il est temps de regarder tout ce qu’il vous a apporté (vous risquez de pleurer encore, mais vous vous sentirez mieux après coup).
Repassez les bons moments passés ensemble. Remerciez-le pour ces moments.
Quelle énergie apportait-il, quelle essence offrait-il ? Amour ? Joie ? Vivacité ? Sérénité ? Indépendance ? Force ? Paix ?... Qu’est-ce que cette essence vous a apporté ? Cette essence n’est pas perdue. C’est le cadeau de votre animal. Maintenant elle est en vous. À votre tour, vous pouvez la rayonner.

Parfois notre tristesse mêlée d’incompréhension peut retenir notre animal auprès de nous, l’empêcher de monter. Alors qu’au contraire, nous sommes invités à monter avec lui. Il nous emmène vers des états de conscience différents, qui peuvent amener bien des cadeaux, des révélations, des prises de conscience, car là où il va, la connaissance est directe.

Évitez de refouler votre tristesse. Car la tristesse, si on accepte de la vivre totalement, conduit à la grâce.
N’hésitez pas à hurler (si la cloison avec les voisins n’est pas trop fine, sinon dans un coussin peut-être), à vous agiter, surtout en cas de mort brutale. En cas de mort brutale, ne gardez pas le traumatisme en vous. Hurlez-le un bon coup, puissamment.
Et n’oubliez pas que l’émotion est passagère. Plus l’éruption émotionnelle est intense, plus elle passe vite.
Et puis pleurez. Des ruisseaux si besoin. Même si tout le monde tente de vous consoler ou de vous détourner de votre chagrin. Respirer avec le ventre tout en pleurant. Les thérapeutes vous le diront : pleurer guérit.
Et faîtes-vous du bien au cours de cette période.
D’ailleurs la dé-pression est le contraire de l’ex-pression : exprimer sa tristesse et les autres émotions que le deuil peut apporter, protège de la dépression.
La colère fait souvent partie des émotions vécues lors d’un deuil. Elle répare le sentiment d’impuissance devant la mort. Pour vivre et évacuer votre colère guérisseuse, faîte des gestes amples, utilisez des coussins (vous pouvez même imaginer que l’un d’eux est par exemple la tête du véto qui n’a pas su aider votre animal aimé et vous pouvez vous défouler librement sur lui).
L’envie de suicide peut être là. Elle est naturelle. Notre animal nous emmène dans son voyage vers l’autre monde. Une partie de nous, sans nous en rendre compte, le suit, se détache du monde matériel avec lui dans son grand élan. Cet élan vers le Ciel que nous partageons, nous fait paraître tout ce qui est de la Terre comme soudain sans intérêt. L’envie de suicide va vite passer. Car ce n’est pas la nôtre, c’est juste l’élan de notre animal aimé que nous partageons. Et elle passe quand la grâce arrive.

Au bout de la tristesse, la grâce :
Soyez attentif, c’est un moment propice pour toucher ce que vous n’avez jamais touché : amour intense ou félicité, sentiment d’unité à tout... Ou encore venue spontanée d’idées de génie, connaissance directe, car dans les espaces que votre animal vous fait toucher en montant, c’est usuel.
Si c’est un état d’être que vous vivez, sachez qu’il est reproductible. Vous pourrez certainement le reproduire dans notre monde terrestre, même si c’est de façon imparfaite, et le rayonner sur votre entourage.
C’est peut-être le plus grand cadeau que vous offre votre animal. Peut-être s’est-il incarné près de vous avant tout pour cet instant.

Tout le long du deuil, il est possible d’offrir votre tristesse annonciatrice de grâce à notre animal avec l’intention qu’elle le porte vers le haut.
Vers quels horizons vous amène la tristesse pleinement vécue ? Partagez ces horizons avec votre animal. Puis doucement laissez-le partir librement. Le laisser partir libre est le plus grand cadeau qu’on peut lui faire. Et il peut alors choisir de revenir en toute liberté dans un autre corps auprès de nous.
Le lien à notre animal peut aussi à jamais rester une porte ouverte vers le Ciel.

 

Et quand le deuil se prolonge et vire à la dépression ?
Peut-être est-il lié à un autre deuil qui n’a pas pu être fait. Pleurez abondamment pour vous guérir de ces 2 pertes.

Il peut y avoir une autre raison aussi :
L’animal en mourant nous entraîne et offre un parfum du Ciel. On peut avoir envie de maintenir le lien pour attraper ce parfum insaisissable, retrouver cet espace parfait d’avant notre naissance qui nous manque. Nous avons une grande nostalgie de ce paradis perdu. Souvent parce que nous avons perdu le sens de notre présence sur Terre ; notre mission est perdue, incomprise.
Nous avons tous une mission, quelque chose à apporter, une aide, un mieux, une essence.
Parfois pour trouver sa mission, il faut suivre les moments les plus significatifs de sa vie. Le plus significatif est négatif ? C’est alors dans le plus difficile que vous trouverez votre mission de vie. Car ce qui vous a profondément blessé, vous pouvez le modifier, et vous saurez le faire avec détermination. Quel plus, quel état d’être personnel ou apporté par un tiers vous aurait permis de ne pas être blessé ? La sérénité ? L’amour ? Le courage ? La puissance ? Mettez-vous dans cet état. Vous avez forcément vécu cet état à un moment joyeux de votre vie, plongez dans ce souvenir. Vivez cet état. Envoyez-le à votre animal. Rayonnez-le dans la vie de tous les jours, auprès de tous. Telle est votre mission.
Ou alors remarquez ce qui vous permet de remonter la pente quand la dépression vous tient. Si c’est grâce à une personne, quelle énergie a-t-elle apporté ? De la bienveillance ? De la joie ? C’est l’énergie qu’il vous faut rayonner. Elle met fin à votre dépression, mais surtout, si vous vous guérissez vous, vous pourrez guérir bien d’autres personnes qui souffrent d’un mal similaire.

 

 
 
   
 
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