Ame animale 
 
 
 
 
 

Etre écovolontaire

Qu'est-ce qu'être éco-volontaire ?
Projets en France
Projets en Europe
Projets dans le monde
Les témoignages sont dans les cadres verts

Les blessures infligées à la terre et aux êtres, humains et non humains, nous bouleversent. Mais notre souffrance sans reconnaissance fermente dans l'apathie à laquelle l'ampleur de la tâche nous astreint, ou, au contraire, explose dans un militantisme épuisant et sans fin. Notre désir d'engagement et notre soif de sens, qu'un chèque vite fait au WWF ou à la LPO ne saurait apaiser, peinent à trouver le chemin juste... Nous rêvons d'être un Paul Watson ou une Jane Goodaill. Mais faute de moyens, d'ambition, de temps ou de folie, nous redevenons "normaux".
Pourtant, de temps à autre, l'âme nous tiraille. Dans l'inconscient de nos nuits, à l'orée d'un film évocateur ou à la vue d'un sacrilège... elle nous réveille dans un cri silencieux. Entendre cet appel, c'est commencer à honorer notre douleur, à nous autoriser la compassion et à éprouver dans nos tripes ce lien d'interdépendance qui nous relie à tous les êtres. C'est comprendre instinctivement que nous sommes eux et qu'ils sont nous.
La rencontre (le contact direct) avec un animal libre et sauvage agit comme un détonateur. Elle réveille nos sens endormis, aiguise notre imaginaire et nous procure le sentiment d'être intensément en vie. Elle engendre un bouleversement total de notre relation au monde et à nous-mêmes.
Comme l'écrit Armand Farrachi : « si chacun de nous passait, ne serait-ce qu'une minute dans sa vie, avec un gorille, un tigre ou un ours, le monde en serait changé ». Partir à la rencontre de l'animal qui nous parle, c'est oser la rencontre avec notre part libre et sauvage, avec notre âme, avec notre vérité. S'engager pour défendre la vie et le vivant, dans la présence, l'attention et le soin, apporte une réponse à ce désir intense du coeur, et, partant, fertilise notre empathie.

Bien sûr, il nous est toujours possible de vivre le voyage en consommateur, et voyager conduit automatiquement à consommer, ne serait-ce que l'avion que nous sommes amenés à prendre, mais notre sincérité d'enfant nous sert de pare-feu. Si notre motivation est juste, notre action sera juste elle aussi.
Agir pour la planète, militer ou s'engager comme écovolontaire, n'est pas une fin en soi, mais un outil ; un outil de soin pour la terre, un outil de soin pour soi. En s'immergeant dans le coeur vibrant du monde, même avec un bilan CO² pas tout à fait favorable, il y a des chances pour que nous scellions, au plus profond de nos cellules, une alliance d'amour avec la vie.

 

Témoignage de Nathalie, écovolontaire au Centre de conservation pour chimpanzés (Guinée)
jeunes chimpanzés orphelinsJ'ai été volontaire quatre mois au Centre de conservation pour chimpanzés, qui accueille les bébés chimpanzés victimes du trafic illégal. Les gardes gouvernementaux trouvent des petits et les amènent au centre.
Ils n'ont alors souvent pas plus de un an et, même s'ils sont déjà autonomes vers l'âge de dix ans, ne sont pas capables de se débrouiller seuls avant d'atteindre l'âge adulte, entre 18 et 20 ans. Avant de pouvoir les relâcher dans la nature, il y a tout un temps d'apprentissage et de soins au centre.
Les volontaires sont là pour remplacer la maman perdue et jouer son rôle de protectrice et d'éducatrice.
Le camp, très rudimentaire, est installé au coeur de la brousse. Chaque matin, on amène les petits dans la nature pour qu'ils réapprennent peu à peu la forêt et la vie au sein d'un groupe de chimpanzés.
En même temps, on est toujours là pour les câliner, pour les réconforter, pour les rassurer. L'homme sert de substitut maternel, de référent stable. Ils vont et reviennent. Il y a un jeu d'aller-retour permanent entre le groupe de chimpanzés et le giron maternel. Nous jouons beaucoup avec eux. Cela leur permet de s'épanouir en confiance.
Ceux qui sont un peu plus grands, autour de 6 ans, font partie d'un groupe de "juvéniles" et ne sortent plus en forêt avec l'homme que le matin et bénéficient d'un enclos où ils peuvent commencer à se construire un nid à eux, à se créer une cohésion de groupe, tout en ayant toujours la possibilité de venir se réfugier dans les "jupes de leur mère".
Les plus grands, à partir de 10 ans, n'ont plus de contact avec les soigneurs ou les volontaires autres que la nourriture. Le jour où ils ne viennent plus la chercher, c'est qu'ils parviennent à la trouver seuls dans l'enclos. C'est donc un grand pas vers l'autonomie et la possibilité d'être relâché dans la nature.
Le volontaire reste au centre généralement pour six mois au moins, car les chimpanzés ont besoin d'adaptation et de confiance. Pour moi, les chimpanzés, c'était quelque chose de l'ordre du rêve d'enfant.
En arrivant au centre, cela a été pour moi un grand moment d'émotion. Les chimpanzés sont terriblement attachants. Ils sont très demandeurs d'attention, de contact.
Les petits chimpanzés se sont tous rués sur moi. Ils ont un tel besoin d'affection, d'être câlinés, papouilles, épouillés.... Comme pour les hommes, on a plus d'affinités avec certains qu'avec d'autres.
Bien sûr, le moment du départ est douloureux et on le repousse le plus possible. On reste jusqu'au dernier moment dans la forêt avec eux, puis on se dit au revoir. Comme les chimpanzés aiment bien les cadeaux, j'avais offert un T-shirt à une jeune femelle que j'aimais beaucoup. Pour éviter qu'on lui vole ce qui était précieux pour elle, elle s'était réfugiée dans un arbre et ne rentrait plus au centre. Quand elle m'a vue, elle est venue me dire au revoir et m'embrasser. Oui, c'est incroyable, les chimpanzés embrassent !
Ce qu'ils m'ont donné et ce que j'ai pu apprendre d'eux est un trésor qui est là dans mon quotidien. C'est un don gratuit. Tout ce qu'ils ressentent, c'est à cent pour cent ; c'est de l'émotion pure. C'est entier, sans dissimulation. Lorsqu'ils sont contents, ils le font savoir en riant. Lorsqu'ils sont en colère, ils crient, s'énervent. Lorsqu'ils aiment, ils embrassent, câlinent. Lorsqu'ils ont besoin d'attention, ils viennent la chercher et lorsqu'ils n'en ont pas besoin, ils font leur vie... Les choses sont simples. C'est ça qui est si riche et si fort. Cela me nourrit tous les jours.
J'espère pouvoir y retourner un jour. Pour lors, je m'investis dans le groupe Projet Primates en France qui soutient le Centre de conservation pour chimpanzés, par la recherche de fonds et la sensibilisation du public, entre autres.

www.projetprimatesfrance.org, en partenariat avec A Pas de Loup

 

Qu'est-ce qu'être éco-volontaire ?

tortueÊtre éco-volontaire, c'est participer à une action de protection d'une espèce ou d'un milieu en danger, le plus souvent, dans le cadre d'un projet mené et piloté par des scientifiques.
Le volontaire participe aux actions de terrain, s'immerge dans un contexte et un milieu naturel. Son temps donné, son enthousiasme, son savoir faire et sa contribution financière permettent la concrétisation et la pérennité du projet.
Cette participation financière permet de couvrir les frais du volontaire et d'apporter un complément pour les réalisations concrètes sur place. Certains programmes, comme ceux du SVI (Service Volontaire International), sont quasi gratuits. D'autres organismes peuvent demander une participation financière plus importante.
Mais, un séjour de 10 jours qui dépasse 1500 € pose question. L'argent qu'apporte le volontaire doit servir le développement du projet localement, non pas enrichir, outre mesure, une structure commerciale intermédiaire.

Il existe plusieurs types et plusieurs niveaux d'engagement : de quelques heures de bénévolat ponctuel pour une cause locale, à plusieurs années de volontariat sur la mise en oeuvre et le suivi d'un projet dans sa totalité.
Quoique la plupart des missions ne nécessitent pas de compétences spécifiques, certaines qualités et certains savoir faire peuvent se révéler précieux. Le tout est de ne pas se tromper de mission. Oubliez la forêt amazonienne si vous avez peur des reptiles, évitez les grandes navigations si vous avez le mal de mer, ou le désert d'Arabie en été si vous craignez la chaleur ! En même temps, pour faire le bon choix, laissez-vous guider par votre cœur, par ce qui vous touche le plus, ce qui répond à votre rêve d'enfant.

NB - Les projets présentés ici le sont à titre indicatif. Cet article n'est pas une enquête d'investigation sur le bien fondé de tel ou tel organisme, mais des pistes et des propositions de séjours.

 

Témoignage de Marie-Laure, bénévole régulière au Centre de soin et de sauvegarde de Buoux, dans le Luberon
C'était un mois de juin. Il y avait beaucoup de besoins, car les jeunes tombés du nid arrivaient en grand nombre au centre.
J'ai fait de l'accueil, des permanences de week-end et même des premiers soins. J'ai appris à nourrir les petits, à m'occuper des adultes en volières, nettoyer les cages ou les boxes, gérer l'infirmerie...
J'avais le sentiment d'être enfin concrètement utile à quelque chose, d'être là où j'avais toujours désirée être. J'étais fière de pouvoir apprendre quelque chose qui me tenait à coeur. J'ai été responsabilisée très vite, car il y avait urgence. C'était gratifiant, mais en même temps c'était beaucoup de pression.
rapaceLe centre de soin accueille tous les animaux sauvages en détresse de la région. C'est par centaines que les bébés petits-ducs arrivent au printemps, ou encore des hérissons ou des écureuils. Il faut très rapidement prendre soin d'eux, les ausculter, les réhydrater, les nourrir à des fréquences très rapprochées, les baguer, les répertorier, et ensuite leur réapprendre à redevenir autonomes, peu à peu, pour pouvoir les relâcher un jour dans leur milieu naturel.
J'évolue dans mon apprentissage. Aujourd'hui, je connais mieux le comportement des animaux, les gestes à faire ou à ne pas faire, comme par exemple donner du pain et du lait à un oiseau, ce qui le tue. Cela me permet d'enseigner à mon tour ce que j'ai appris.
Maintenant, je réalise les premiers soins, sans avoir la crainte de tuer l'animal. On croit souvent bien faire et on se trompe. C'est comme les gens qui ramassent des passereaux ou des petits rapaces nocturnes en ce moment et nous les amènent. C'est justement ce qu'il ne faut pas faire. Les petits sont en période d'apprentissage au sol durant quelques jours, avant de se mettre à voler et les parents continuent à les nourrir. Si quelqu'un intervient à ce moment-là, cela réduit leurs chances de survie.
Je me souviens, enfant, de personnes qui m'ont touchée parce qu'ils m'ont dit ou appris sur la nature et les animaux. J'ai envie de faire pareil. J'organise des actions de sensibilisation auprès des enfants. Quand j'effectue un relâcher d'oiseau à côté de chez moi, dans la campagne, je fais toujours en sorte qu'il y ait des enfants qui soient présents et qui puissent s'imprégner.
J'ai le sentiment que l'homme dégrade les milieux et le fait subir aux animaux. Pour moi, ce que je fais est un moyen de contrebalancer cette destruction.

 

Projets en France

Le bénévolat régulier dans le cadre d'une association proche de chez soi est une forme d'aide simple et efficace (le bénévolat se différencie du volontariat en ceci qu'il est généralement de plus courte durée, local et si possible régulier). Selon sa disponibilité, chacun peut participer aux multiples tâches et missions d'une association ou d'une ONG locale : accompagnement de sorties nature, organisation d'événements, aide à la construction de chantier, nettoyage de rivière, soin aux animaux, comptage des oiseaux... De quelques heures par semaine à quelques mois de présence sur le terrain, tout est possible.

Soigner les tortues au Village des Tortues, à Gonfaron (Var). Le village de tortues, accueille des volontaires de tous âges, pour une durée de 15 jours à 1 mois. Les volontaires sont nourris, logés, en échange de divers travaux : soins aux tortues, informations et accompagnement des visiteurs, participation aux actions de conservation, aménagement du village, etc. (www.villagetortues.com et APL - A pas de Loup - www.apasdeloup.org).

Soigner les animaux sauvages blessés au Centre de sauvegarde de Buoux (Luberon) ou du Chêne (Seine-Maritime). Le Centre accueille des oiseaux et autres animaux sauvages en détresse et développe des actions en leur faveur sur le terrain. Les éco-volontaires, qui s'engagent pour des périodes de trois semaines minimum, participent aux multiples tâches : accueil des animaux, nourrissage, soins, gestion des appels téléphoniques, entretien des locaux, etc. Missions similaires d'accueil et de soin, au Centre de sauvegarde du Chêne (Seine Maritime), qui est le seul en France à recueillir des phoques blessés (APL).

Valorisation du patrimoine naturel des salins d'Hyères (Var). Les salins représentent un véritable « sanctuaire de la nature » qu'il est important et urgent de préserver face aux pressions humaines de plus en plus fortes. Le volontaire accueille et informe le public sur la richesse du site, et initie les visiteurs à l'ornithologie. Il participe au suivi ornithologique et au comptage d'espèces nicheuses (APL et LPO).

loup et bergersAider les bergers pour sauver les loups. Le programme Loupastre permet la mise en relation de bénévoles, amoureux de la nature, du loup ou du mode de vie pastoral, avec des bergers du Mercantour, de la Drome ou de régions alpines confrontées au retour du loup.
Le but de cette rencontre est d'aider les bergers à garder leur troupeau dans les hautes montagnes durant leurs estives, et de prévenir ainsi les attaques, et de concilier les mondes au lieu de les opposer (APL - www.apasdeloup.org).

Bénévole pour les oiseaux avec la LPO. L'équipe de la LPO propose, un peu partout en France, de partager des moments forts comme la surveillance des aires menacées de prestigieux rapaces, le suivi des espèces migratrices vers l'Espagne ou l'Afrique en Pays Basque, le sauvetage des poussins de busards cendrés... sans oublier les soins aux oiseaux en détresse dans les centres de sauvegarde ou l'accueil du public dans les réserves (LPO).

Aider à la préservation de la Réserve Nationale de Camargue avec la SNPN (Société Nationale de Protection de la Nature). L'hébergement est assuré gratuitement, les repas sont à la charge des participants. (tél. 04 90 97 00 97 ou www.reserve-camargue.org - rubrique chantiers).

Participer au comptage et au suivi des baleines et des dauphins en Méditerranée. Les éco-volontaires embarquent à bord d'un voilier au départ du port d'Hyères pour une semaine d'observation des cétacées et autres espèces marines. Comptage, photo-identification, formation sur le milieu marin, entrée des données, initiation à la voile, etc. rythment les journées. (Cybelle Planète).
NB - Attention, de nombreuses associations organisent des sorties en Méditerranée, mais toutes ne participent pas à des projets d'éco-volontariat destinés à soutenir des travaux scientifiques et de protection de la faune marine. Le whales watching peut être une activité touristique sans objectif de sauvegarde.

Cybelle Méditerranée Cybelle planète est une association dont l'objectif premier est la sauvegarde de la biodiversité.
Elle propose une palette de missions et de chantiers d'éco-volontariat. Cybelle est le représentant français d'Ecovolunteer International.
Elle développe depuis peu le projet « Cybelle Méditerranée » : le grand public est sollicité pour collaborer au recueil des informations relatives à la biodiversité, notamment la biodiversité marine en Méditerranée.
Une méthode et des protocoles communs sont à disposition sur le site Internet et permettent aux plaisanciers, aux plongeurs, aux randonneurs... d'entrer directement leurs observations dans une banque de données Internet et de les partager.

 

Témoignage de Cyril, écovolontaire sur le projet Cétacés en Méditerranée, avec Cybelle Planète
De savoir que je participais à un projet scientifique et que j'allais voir des dauphins et des baleines dans leur milieu, cela m'a parlé de suite. Je pouvais à la fois faire quelque chose d'utile pour la planète et d'intéressant pour moi.
La responsable de l'association a la passion chevillée au corps et sait la transmettre. Pendant une semaine, on reste en mer, on travaille et on rigole en même temps.
Dès le petit jour, nous effectuons des « tours d'horizon » toutes les demi-heures. Nous notons tout ce que nous voyons : bateaux, animaux, objets flottants, les distances, les interactions, les gênes occasionnées par le passage des bateaux, les changements de direction ou de comportement... Tout cela afin d'évaluer, sur le long terme, l'incidence de l'activité humaine et du trafic maritime sur les populations de cétacés présentes dans le sanctuaire Pelagos. Le soir, nous rentrons les infos dans une base de données qui est ensuite analysée par un organisme scientifique. Depuis cinq ans, les bilans qui ont été tirés permettent de donner de nouvelles orientations en matière de sauvegarde ou de sensibilisation des compagnies maritimes à des comportements plus respectueux.
cétacésLa première rencontre avec les cétacés a été magique. Nous avons eu la chance, dès le deuxième jour de navigation, de rencontrer deux rorquals communs. Je ne savais pas ce que c'était. Ce sont des animaux pacifiques et majestueux. Nous avons respecté les distances de sécurité pour ne pas les gêner, mais ce sont eux qui sont venus se coller durant 4 mn à la coque du bateau. J'ai eu la chair de poule et les larmes aux yeux.
Cela a été une révélation. J'ai eu le désir de revivre ce genre d'expérience à chaque fois que je le pouvais. C'est après mon second voyage que j'ai décidé de changer de métier.
A chaque fois que je sors en mer aujourd'hui dans le cadre de mon travail, la rencontre avec les dauphins et les baleines est grandiose. J'ai appris à les connaître et c'est un plaisir de le partager avec d'autres.

 

Projets en Europe

Participer au suivi ornithologique et au développement de l'écotourisme dans un parc naturel en Roumanie. Le volontaire doit choisir entre 2 missions : la mission « Bird Research », basée sur un travail ornithologique quotidien en collaboration avec le biologiste du parc, et la mission « Eco-tourisme », basée sur le développement de cette activité au sein du parc (A Pas de Loup).

Protéger les tortues marines en Grèce sur les sites de ponte de Zakynthos, de Crète et du Péloponnèse. Les tortues marines voient leur population décroître depuis 50 ans, à cause de la chasse, des prélèvements indirects par la pêche, de la forte détérioration de leur habitat et de leurs lieux de ponte, des activités industrielles et des pollutions. Le volontaire sera amené à faire un suivi sur les sites de nidification : comptage, baguage et mesure des femelles pendant la nuit, protection des nids sur les sites... et information du public aux centres de visiteurs, sur les plages, à bord de bateaux de tourisme, etc. (SIV et A pas de Loup).

Contribuer à la sauvegarde du Castor en Pologne. Les activités du volontaire tournent principalement autour de la recherche des castors ou des signes de leurs activités dans les ruisseaux de montagne, ainsi que la résolution des conflits entre les castors et les humains. Le logement se fait dans un « éco-ranch ».

 

Projets dans le monde

Le voyage aux antipodes est certainement celui qui porte le plus au rêve dans ce désir toujours renouvelé de voir d'autres horizons, d'autres cultures, d'autres soi-même.
Au regard des distances à franchir et de l'utilisation de l'avion que cela implique, il semble important de bien réfléchir à son projet et de s'engager pour une durée qui légitimera, en quelque sorte, le déplacement. Pour les projets très lointains, trois semaines peuvent être considérées comme un bon point de départ pour avoir le temps de se former correctement avant d'être efficace sur le terrain.
Au retour, dopé par cette expérience enrichissante, vous pourrez aussi en devenir l'ambassadeur.

Protéger et soigner les chimpanzés au Congo avec Help Primates. Compter au moins trois mois de présence sur place. Les volontaires participent au bon déroulement de la vie des camps et aux diverses activités réalisées sur place, soins aux chimpanzés, plantation, construction... Les compétences spécifiques (vétérinaires, jardinier, bricolage...) sont les bienvenues. Motivation, ouverture d'esprit et capacité d'adaptation sont indispensables ! (www.help-primates.org). Ce projet peut se décliner en version courte, soft et payante avec le voyagiste Saïga
www.saiga-voyage-nature.fr)

Participer à la création d'un corridor écologique transfrontalier pour les éléphants d'Afrique de l'Ouest avec l'association Mille Traces. Le premier chantier au Mali et au Burkina Faso permettra aux 7 500 éléphants qui subsistent sur place de retrouver un peu d'espace de vie. Les volontaires construisent un éco-campement, réalisent le curage d'une mare, débutent les activités de reboisement et consacrent plusieurs journées à l'observation des éléphants et de la faune environnante (APL).

Protection de la faune sauvage dans le Parc National de Hwange au Zimbabwe. Le volontaire est amené à effectuer des tâches d'observation d'animaux et de recherche d'informations relatives à la faune, qui exigeront de la patience, une implication constante d'observation, une maîtrise de soi et une bonne endurance physique (Planète urgence).

Participer au programme de préservation du Parc national Marin de Xuan Thuy au Viet-Nam. Ce parc, doté d'une mangrove est le support de toute une faune locale et fournit de la nourriture aux populations des alentours. Il est, de plus, une pépinière qui alimente la recherche scientifique, l'éducation environnementale et le développement de l'éco-tourisme. (SIV)

Inventorier les espèces végétales et animales dans le Parc National Barra Honda au Costa Rica. Les éco-volontaires participent à des recherches scientifiques et aident à créer l'infrastructure nécessaire pour développer l'écotourisme. Une expérience unique dans la forêt tropicale à la biodiversité remarquablement préservée (Projects Abroad).

Planète Urgence et le Congé Solidaire
Planète Urgence propose un modèle original d'engagement basé sur le concept du Congé Solidaire®. Ce concept repose sur un partenariat tripartite entre une entreprise, un salarié et l'association.
L'entreprise finance le voyage d'un salarié sur une mission de son choix. Le salarié, lui, donne son temps de congé, ses compétences et son énergie pour participer à un projet durant 15 jours. Le séjour s'élève à 2 000 € pour une entreprise, et 1 500 € pour un particulier (+ avion) et donne droit jusqu'à 66 % de déduction fiscale. Planète Urgence s'occupe de la logistique et dispense une formation de 2 jours pour préparer le volontaire.

Le Service Volontaire International
Le Service Volontaire International (SVI) est une association pluraliste belge gérée par et pour des jeunes (mais ouverte aux autres aussi). L'association dispose d'un réseau de missions et de relais très fourni. Les séjours ne coûtent rien (ou presque).

 

Liste des principaux organismes cités et autres
Service Volontaire International (SIV) www.servicevolontaire.org - tél. (00-32) 2 888 67 13
Cybelle Planète (représentant en France d'Ecovolunteer) www.cybelle-planete.org - tél. 04 67 60 30 15
A Pas de Loup www.apasdeloup.org - tél. 04 75 46 80 18
Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) www.lpo.fr (+ 8 pages d'offres de bénévolats dans la brochure Vivez l'oiseau libre avec la LPO) - tél. 05 46 82 12 34
Société nationale de protection de la nature (SNPN) www.snpn.com - tél. 01 43 20 15 39
Planète Urgence www.planete-urgence.com - tél. 01 39 020 600
WWF France (World Wild Fondation) www.wwf.fr - tél. 01 55 25 84 84 (bénévole au quotidien)
Help Primate au Congo www.help-primates.org - 92 rue du Haut Mérite - 54440 Herserange
Concordia www.concordia-association.org - tél. 01 45 23 00 23
Volontaires de Solidarité Internationale www.france-volontaires.org - tél. 0 811 06 10 10
La Guilde européenne du Raid www.la-guilde.org
Projects Abroad www.projects-abroad.fr - tél. 04 76 57 18 19
Biopshere expeditions www.biosphere-expeditions.org (site anglophone) - tél. 01 53 17 08 20
Earthwatch www.earthwatch.org (anglophone)
British Trust for Conservation www.tcv.org.uk (anglophone)
Saïga (plus voyagiste éco-solidaire qu'éco-volontaire) www.saiga-voyage-nature.fr

 

Extraits d'un article de Christine Kristof-Lardet que vous pouvez trouver complet dans le magazine Alliance, pour une Europe des consciences n°24

 
 
   
 
© 2017 Ame animale